NERVES - Motion DJ

Le projet prend forme dans un contexte académique : créer une courte vidéo de motion design sur une musique issue du catalogue de DJ Lecomte de Brégeot. Le brief laisse une large liberté interprétative — choix du morceau, direction artistique, traitement visuel. Le seul impératif : que l’image serve le son.

La musique choisie, Nerves, impose une lecture narrative immédiate — une tension qui monte, un point de bascule. Le commanditaire est autant la contrainte scolaire que la musique elle-même.

À l’issue du rendu, le DJ sélectionne le travail pour une intégration en conditions réelles : un DJ set live d’une heure, où les visuels sont projetés derrière lui sur écrans. La demande initiale mute alors vers un enjeu de production scénique — boucles, réactivité au BPM, continuité visuelle. 

Motion design & VJing

Travaillant à la croisée du motion design, de la production 3D et du développement front-end, on a développer une pratique où la maîtrise technique est au service d’une intention narrative forte. Sur ce projet, on assure l’ensemble de la chaîne : conception, réalisation, et adaptation scénique.

Cowboy Bebop comme référence

La référence principale est explicite et assumée : Cowboy Bebop (1998). La série de Shinichirō Watanabe impose un esthétique singulière qui fusionne jazz, science-fiction et film noir — une énergie visuelle faite de lignes tenaces, de découpes nettes, et d’une écriture du mouvement qui n’appartient à aucune autre animation.

Le rapport au space opera fragmenté — des vaisseaux, une tension, une confrontation imminente. Les plans serrés qui donnent au métal une présence physique. Le rythme syncopé qui fait correspondre coupe et battement. L’esthétique 2D/3D hybride qui n’essaie pas de cacher ses coutures.

La référence n’est pas décorative : elle oriente chaque choix — la palette, la typographie des inserts, la façon dont le compte à rebours s’inscrit dans le cadre.

©Cowboy Bebop par Shin'ichirō Watanabe et le studio Sunrise

Hybride 2D/3D — entre illustration et volume

Le traitement visuel assume une hybridation stylistique : des formes 3D construites avec des aplats proches du dessin animé, des contours marqués, une palette réduite à quelques tons qui rappelle les contraintes des studios d’animation des années 90.

Aplats colorés, contours nets, palette contrainte. Pas de réalisme — une stylisation lisible à toute taille, conçue pour l’écran de projection.

Chaque coupe répond à la structure musicale de Nerves. Le montage suit les marqueurs rythmiques — pas d’illustration littérale, mais une respiration commune.